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vendredi 30 mai 2014
A la veille de son congrès revenons sur ce qu'est la CFDT et ce qu'elle incarne
1.
La CFDT est le premier syndicat français en nombre d’adhérents : 868
601, des hommes (53%), des femmes (47%), qui travaillent dans tous les
secteurs professionnels, dans les
vendredi 31 janvier 2014
NOTRE HISTOIRE
L’histoire de la CFDT s’est construite sur des valeurs : démocratie, égalité, émancipation, indépendance, respect, laïcité et pour faire évoluer la société la société, en privilégiant la solidarité entre tous les salariés et l’intérêt général. Écrivons la suite ensemble.
Les dates clés du développement du syndicalisme en France
Le principe de la liberté syndicale a été reconnu en France pour la première fois après la révolution de 1848 et est entré dans les faits le 21 mars 1884, avec la loi dite Waldeck- Rousseau. Les syndicats sont alors autorisés à se créer librement et à se grouper en unions, fédérations et confédérations.
Après la deuxième guerre mondiale, l'ordonnance du 22 février 1945, a marqué une nouvelle étape avec la création des comités d'entreprise. La loi du 27 décembre 1968 a créé la section syndicale d'entreprise, augmenté la représentation syndicale et définit les fonctions de ses représentants. Plus récemment, la loi Auroux du 28 octobre 1982, a donné de nouveaux moyens aux syndicats dans l'entreprise.
Une étape importante vient à nouveau d’être franchie avec l’adoption, le 10 avril 2008, d’une position commune sur la représentativité syndicale et le financement du syndicalisme qui devrait modifier les pratiques et les comportements. Plus légitimes, les organisations syndicales devront donner plus de poids aux accords collectifs qu’elles concluront au nom des intérêts individuels et collectifs des salariés. La CFDT est convaincue que ces nouvelles règles favoriseront la coopération entre toutes les composantes du syndicalisme, ce qui permettra de mieux répondre aux attentes des salariés.
Après la deuxième guerre mondiale, l'ordonnance du 22 février 1945, a marqué une nouvelle étape avec la création des comités d'entreprise. La loi du 27 décembre 1968 a créé la section syndicale d'entreprise, augmenté la représentation syndicale et définit les fonctions de ses représentants. Plus récemment, la loi Auroux du 28 octobre 1982, a donné de nouveaux moyens aux syndicats dans l'entreprise.
Une étape importante vient à nouveau d’être franchie avec l’adoption, le 10 avril 2008, d’une position commune sur la représentativité syndicale et le financement du syndicalisme qui devrait modifier les pratiques et les comportements. Plus légitimes, les organisations syndicales devront donner plus de poids aux accords collectifs qu’elles concluront au nom des intérêts individuels et collectifs des salariés. La CFDT est convaincue que ces nouvelles règles favoriseront la coopération entre toutes les composantes du syndicalisme, ce qui permettra de mieux répondre aux attentes des salariés.
Quelques dates qui ont jalonné l’histoire de la CFDT
1919
Création d'une confédération de travailleurs chrétiens (l’ancêtre de la CFDT)
En réaction au syndicalisme anticlérical de la CGT, vont se constituer des syndicats chrétiens quiprônent un syndicalisme réformiste dont l’objectif est d'améliorer le sort des salariés sans pour autant supprimer le patronat.Ils se regroupent, en 1919, en Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). Rattachée à la doctrine sociale de l'église catholique, la première CFTC se constitue essentiellement autour d’organisations professionnelles d’employés auxquelles vont bientôt se joindre des jeunes ouvriers et des enseignants.
Création d'une confédération de travailleurs chrétiens (l’ancêtre de la CFDT)
En réaction au syndicalisme anticlérical de la CGT, vont se constituer des syndicats chrétiens quiprônent un syndicalisme réformiste dont l’objectif est d'améliorer le sort des salariés sans pour autant supprimer le patronat.Ils se regroupent, en 1919, en Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). Rattachée à la doctrine sociale de l'église catholique, la première CFTC se constitue essentiellement autour d’organisations professionnelles d’employés auxquelles vont bientôt se joindre des jeunes ouvriers et des enseignants.
1940
De l'interdiction à la résistance
Le syndicalisme confédéré est interdit par le régime de Vichy : CFTC et CGT sont dissoutes. De nombreux syndicalistes chrétiens vont entrer dans les réseaux de résistance. La CFTC subit des transformations au cours de cette guerre.
De l'interdiction à la résistance
Le syndicalisme confédéré est interdit par le régime de Vichy : CFTC et CGT sont dissoutes. De nombreux syndicalistes chrétiens vont entrer dans les réseaux de résistance. La CFTC subit des transformations au cours de cette guerre.
1964
La CFTC devient CFDT
A l’issue de « l'évolution » vers un syndicalisme laïc, la CFTC se transforme en CFDT. Une minorité refuse la laïcisation et maintient le sigle CFTC.
La CFDT passe un accord d'unité d'action avec la CGT en 1966 puis à nouveau en 1970.
1970
L'autogestion comme alternativeLe congrès de 1970 met en place de nouveaux statuts et propose une alternative à la société capitaliste : l'autogestion des entreprises. Edmond Maire est élu secrétaire général en 1971. Il le restera jusqu'en 1988. La CFDT adhère en 1974 à la Confédération européenne des syndicats (CES) créée en 1973 et à la Confédération internationales des syndicats libres (CISL) en 1988.
La CFTC devient CFDT
A l’issue de « l'évolution » vers un syndicalisme laïc, la CFTC se transforme en CFDT. Une minorité refuse la laïcisation et maintient le sigle CFTC.
La CFDT passe un accord d'unité d'action avec la CGT en 1966 puis à nouveau en 1970.
1970
L'autogestion comme alternativeLe congrès de 1970 met en place de nouveaux statuts et propose une alternative à la société capitaliste : l'autogestion des entreprises. Edmond Maire est élu secrétaire général en 1971. Il le restera jusqu'en 1988. La CFDT adhère en 1974 à la Confédération européenne des syndicats (CES) créée en 1973 et à la Confédération internationales des syndicats libres (CISL) en 1988.
1981
La CFDT face à la gauche au pouvoir
À l’arrivée au pouvoir de la gauche, la CFDT veut faire aboutir rapidement ses revendications prioritaires : réduction de la durée du travail, lutte contre les inégalités de salaires et de pouvoir d'achat, droits nouveaux accordés aux salariés, élaboration d’un plan.
La CFDT face à la gauche au pouvoir
À l’arrivée au pouvoir de la gauche, la CFDT veut faire aboutir rapidement ses revendications prioritaires : réduction de la durée du travail, lutte contre les inégalités de salaires et de pouvoir d'achat, droits nouveaux accordés aux salariés, élaboration d’un plan.
1988
Pour un syndicalisme d'adhérents
Le congrès CFDT de 1988 qui voit Jean Kaspar succéder à Edmond Maire, met l’accent sur le syndicalisme d'adhérents et sur l’adaptation du syndicalisme face aux mutations économiques et sociales.
Pour un syndicalisme d'adhérents
Le congrès CFDT de 1988 qui voit Jean Kaspar succéder à Edmond Maire, met l’accent sur le syndicalisme d'adhérents et sur l’adaptation du syndicalisme face aux mutations économiques et sociales.
1998
Clarifier la conception du syndicalisme CFDT
1992, Nicole Notat devient secrétaire générale ; 1995, évènements de novembre-décembre sur les retraites ; enfin Congrès de Lille en 1998. Ce congrès est essentiel puisqu’il a permis de clarifier la conception du syndicalisme CFDT : un syndicalisme confédéré qui fait le choix de l'adaptation, de la négociation, de la lutte contre l'exclusion et pour l'emploi, d'une mondialisation ordonnée et solidaire.
Clarifier la conception du syndicalisme CFDT
1992, Nicole Notat devient secrétaire générale ; 1995, évènements de novembre-décembre sur les retraites ; enfin Congrès de Lille en 1998. Ce congrès est essentiel puisqu’il a permis de clarifier la conception du syndicalisme CFDT : un syndicalisme confédéré qui fait le choix de l'adaptation, de la négociation, de la lutte contre l'exclusion et pour l'emploi, d'une mondialisation ordonnée et solidaire.
2002 45ème congrès de la CFDT
Réunis à Nantes du 27 au 31 mai, plus de 1 600 délégués font vivre le 45e congrès de la CFDT. Avec 78,51 % des mandats, le rapport d’activité est adopté par la plus large majorité de toute l’histoire de la CFDT. Plein emploi, travail de qualité, protection sociale, fonctions publiques et développement syndical sont les cinq thèmes des résolutions approuvées par les congressistes. Avec des pourcentages oscillant entre 70 % et 90 %. C’est aussi le dernier congrès de Nicole Notat, remplacée à la tête de l’organisation par François Chérèque, ancien secrétaire général de la fédération Santé-sociaux.
Réunis à Nantes du 27 au 31 mai, plus de 1 600 délégués font vivre le 45e congrès de la CFDT. Avec 78,51 % des mandats, le rapport d’activité est adopté par la plus large majorité de toute l’histoire de la CFDT. Plein emploi, travail de qualité, protection sociale, fonctions publiques et développement syndical sont les cinq thèmes des résolutions approuvées par les congressistes. Avec des pourcentages oscillant entre 70 % et 90 %. C’est aussi le dernier congrès de Nicole Notat, remplacée à la tête de l’organisation par François Chérèque, ancien secrétaire général de la fédération Santé-sociaux.
2006 46ème congrès de la CFDT à GrenobleLe 46e congrès confédéral de la CFDT, à Grenoble du 12 au 16 juin, se solde par un bilan positif porteur d’avenir. Après avoir approuvé le rapport d’activité à 73,5 %, les délégués ont débattu sur le fond de plusieurs sujets fondamentaux pour la CFDT, autour des amendements à la résolution générale : les retraites, les services publics, la représentativité des syndicats, l’Europe….
Les valeurs de la CFDT
Solidarité émancipation, démocratie, indépendance, autonomie. Cinq valeurs qui placent l’homme au centre de l’action de la CFDT, en faisant un acteur de ses choix de vie, pour construire un monde plus équitable et durable.
SOLIDARITE
Etre solidaire c’est faire le choix de l’entraide pour défendre les droits de tous, au-delà des corporatismes. Solidarité au sein de l’entreprise bien sûr mais également entre les salariés et les chômeurs, entre les générations, et plus largement entre les peuples, pour lutter contre toutes les formes d’exclusion, d’inégalités et de discriminations.
EMANCIPATION
Inscrite dans nos statuts, l’émancipation, tant individuelle que collective, est pour nous un droit inaliénable, celui de diriger sa vie. Le respect de la dignité et de la liberté s’impose dans l’entreprise et au sein de la société afin que chacun puisse satisfaire ses besoins matériels et intellectuels, dans sa vie professionnelle et personnelle.
DEMOCRATIE
Une valeur qui est l’identité même de la CFDT, puisqu’elle se trouve au cœur de notre sigle. Nous la concevons comme un droit fondamental à l’expression et comme une démarche de participation à la prise de décision. Laïque, la CFDT rassemble ses adhérents et militants dans une dynamique de débat permanent au-delà de toutes différences d’origine, de nationalité, de confessions religieuses et bien sûr d’opinion. De même, au sein de l’entreprise et de la société, la démocratie doit garantir à tous la possibilité d’être acteur de l’amélioration de ses conditions de travail et de vie.
INDEPENDANCE
La CFDT estime nécessaire de distinguer ses responsabilités de celles de l’Etat, des partis politiques et des confessions religieuses. Elle effectue un diagnostic critique et autonome de notre société et détermine elle-même son champ d’action pour impulser ou infléchir les décisions gouvernementales.
AUTONOMIE
L’indépendance de pensée et d’action ne peut se concevoir si la CFDT est tributaire de ressources extérieures. C’est pourquoi elle s’appuie sur un syndicalisme d’adhérents. Par leurs cotisations, les membres garantissent l’indépendance financière de la CFDT, et par là même, lui donne les moyens de son autonomie.
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